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la vie d'une mémé de Provence...

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lou carbounié

Lou Carbounié (le charbonnier)

Dans des temps pas très anciens, il y avait encore quelques familles du village qui fabriquaient du charbon.
Le père, "lou carbounié" son épouse et les enfants, vivaient dans la forêt, à l'abri de cabanes sommaires, faites de bois et de branchages, et souvent les enfants aidaient dès leur plus jeune âge, pour aller chercher de l'eau au puits , et d'autres menues tâches...
Plus près de notre époque, dans les années 50-60,sa famille résidant au village, seul le charbonnier restait dans le bois.
Après avoir nettoyé la terre brûlée de l'ancienne charbonnière, il formait une plate forme où il enfonçait des pieux verticaux, qui servaient de cheminée.
Il montait ensuite sa charbonnière en forme de meule, en entassant des bûches et des fagots de rouvre (chêne);
Pour bâtir cette charbonnière, 5 à 6 tonnes de bois, coupé à la hâche (la destraou) ou à la loube (scie à deux "mains") étaient nécessaires.Il couvrait alors la meule de terre humide, puis retirait les pieux du centre.




Il posait une pierre plate sur le "trou" dela cheminée, pour en régler le tirage, car par grand vent, le feu ne brûlait que d'un côté, et risquait, si l'on ne surveillait pas , d'enflammer la charbonnière, réduisant en cendres tant d'heures de dur labeur!


Pour obtenir un bon charbon de bois, le charbonnier restait en permanence, jour et nuit, à surveiller la bonne combustion de la charbonnière car à l’intérieur, la température ne devait pas changer ! 700° environ, pour que le bois perde son humidité et se transforme en charbon.Il fallait 5 kilogs de bois pour un kilog de charbon.

Le travail de « surveillance » durait 8 à 12 jours !



J’ai eu le grand bonheur de connaître le dernier charbonnier du village, GIGI, homme d’une grande bonté, adoré par les jeunes, toujours à plaisanter, malgré son âge et sa dure vie de labeur.

Qui ferait ça de nos jours ? je me le demande !!!

Je vous fais de gros bisous!

mémé

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L
Coucou Mémé, ça y est, je crois avoir résolu le problème ! Je fais le test.... Bizous. Ta bigorne
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B
Coucou ma ty Mémé. Ici, le Triangle des Bermudes ! Figures toi qu'en passant sur le blog de Kahouette.... je viens d'apprendre qu'il existe une autre Bigornette ! Damned ! Aussi, j'ai voulu changer mon pseudo. Que nenni, ma mémé. OB me dit qu'il ne me connaît même pas ; moi qui leur ait confié mon e-mail en toute confiance !! être ou ne pas être... that is the question !!!!!!! Préviens tout de même les zamies... j'aime pô les confusions.. Ta bigorne, celle du Finistère !!! qui n'a pas de blog.
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S
Bonjour Mounic<br /> Quelle belle et instructive histoire tu nous a raconté. J'aime beaucoup ces histoire d'hier.<br /> Bisous<br /> Françoise
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B
Coucou ma ty mémé. Je viens de te croiser devant le cottage de Jupiter ! Super ton billet ; aussi pour te dire que Mamdu 29 en a fait deux drôlement bien, sur l'ancien temps et les vieux métiers en Finistère. Je lui ai proposé un rendez-vous aux Cairn de Barnenez, au printemps... 5000 ans avant le Petit-Jésus ! Qui dit mieux ? Je t'embrasse et continue à nous raconter des histoires ; c'est bien plus intéressant que "Plus Belle La Vie" !!! Grosses bigornouilles. Bigornette
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A
Bonjour; c'est une belle histoire. Mais aujourd'hui qui pourrait bien faire ce métier???? Gros bisous.
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P
Bonjour Mémé. C'étaient souvent des Piémontais. Ils faisaient un charbon de bois de très bonne qualité. Moi, je ne m'en sers pas car je grille aux sarments. C'était tout un art. <br /> Au sujet de la dégustation, tu vois, la cave de Flassans est sauvée. On re-autorise la dégustation. Bisous. Pierre.
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R
C'était dur,mais grace à eux on a appris beaucoup de choses!Et j'aime lire tes histoires,le "carbounié" ça se dit aussi en patois piémontais,c'est joli!Bisous.
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J
les vestiges de ces travailleurs dur au labeur sont toujours présent dans nos colline<br /> ici avec la peau des rouvre les femmes et enfants faisaientt le ruscle pour les tanneries, de barjols mais je raconterai cela dans une article futur si je n'oublie pas, car en ce moment j'ai des fuites dans la cervelle et il faut que je regarde le niveau à la jauge tous les jours<br /> bizzzz du mistral
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N
C'est vrai que s'il fallait faire ça aujourd'hui , je ne sais pas comme on ferait. On a la flegme de mettre un bout de bois dans la cheminée !! .Mais ce n'est pas dit qu'un jour on y revienne pas. <br /> Ce matin je descendais au marché , je rencontre Mr x ,"il y avait ma soeur avec moi" il vient nous dire bonjour et il était outré. Il nous dit.
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V
coucou Mounic, je ne connaissait pas ce métier. tu as raison, personne ne le ferais maintenant...mais je pense que ces hommes préfèraient leur dur labeur que la vie de fous qu'on mène maintenant. gros bisous. cathy
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