En ce moment je lis et je relis les romans de Pierre Magnan.J'adore
cet écrivain.C'est un génie!
Il est si vrai dans ce qu'il conte! si proche de ma belle Provence!
Un extrait:
"Pour moi, l'arrivée des moutons sous la plaine me remplissait toujours d'une jubilation interne que je ne faisais partager à personne, car je me méfiais des pragmatiques qui ne voyaient en
l'automne que salissure de moutons..."
"le troupeau au loin remuait doucement ses campanes dans son sommeil trempé; les ânes,embossés parmi les brebis avaient de tristes oreilles fanées qui se cassaient par le milieu, de
déplaisir"..............
****************************************************************** *******************************************************************
C'est joli n'est ce pas? c'est bucolique, ça sent le suint, l'odeur de la laine,le bruit des sonnailles, le bêlement des fèdes, enfin tout ce qui nous faisait sortir en courant dans la rue
quand nous étions enfants et que les scabots (troupeaux) traversaient le village pour changer de pâture ou pour monter à l'estive...
Nous courions comme les Labris, cette race de chien hirsute, robuste, qui fait marcher les troupeaux au pas, sans même attendre l'ordre des pastres...
Autres temps autres gens.....................................
Mais les ânes sont toujours là!
Pour preuve:
Mon village, qui vivait tranquille au bord de son Issole, a vu arriver en force un foule de gens de la "ville": retraités venus chercher le soleil, jeunes couples travaillant dans le coin,
etc....
Ma foi, nous sommes accueillants.
Le soleil se lève pour tout le monde!
Mais la patience a des limites, et un jour ça va déborder!
Que je vous dise:
Un troupeau, appartenant au dernier berger ,traverse le village pour rentrer à la ferme.
Il faut pour cela, emprunter de petites ruelles, pour ne pas gêner la circulation automobile...
Ceci dit, cet "évènement" arrive au maximum deux fois dans l'année.....et le parcours fait dans les 800 mètres.
Le problème, c'est qu'en marchant, les brebis et leurs agneaux lâchent du lest... de toutes petites pétoules noires, que nous, Provençaux appelont des pètes de moutons....c'est ce qui s'est passé
vendredi...
Devant les écoles, certaines mamans horrifiées , ramassaient leurs enfants en vitesse! des fois que ça donne des maladies! On ne sait jamais! le mouton lourd, vous connaissez?
L'une d'entre elles a même dit "quand il aura rentré son cheptel, qu'il vienne balayer les rues"!
Un monsieur arrivant de Paris, et n'ayant certainement jamais vu de brebis, a acheté voici peu de temps une maison bourgeoise, dans la rue de l'Horloge.
Quand le troupeau est passé devant chez lui, il a aussitôt téléphoné en mairie...
Le garde municipal a été dépêché sur place.Il a arrêté le berger, l'a fait revenir sur ses pas pour constater les "dégâts"...et le sermonner!.
Vous imaginez les problèmes du second berger pour tenir l'avé en place!
On a envoyé le camion incendie avec des lances, pour nettoyer à grandes eaux le devant de porte de ce pauvre...je trouve pas le mot, je vais écrire jobastre, cela me semble approprié....
Mais c'est quoi ce cirque! Nous entrons dans le jeu de ces imbéciles qui EXIGENT que leur volonté se fasse! Mais Bon sang! nous sommes encore chez nous!
ça ne leur plait pas les moutons? Qu'ils aillent respirer les gazs des chevaux vapeur!
Nos coqs chantent trop fort! Nos tracteurs les empêchent de dormir! les cigales les dérangent dans leur sieste! le crottin des chevaux sent mauvais!
é bé, retournez chez vous! A la ville!si la campagne vous gène, on ne vous retient pas!
Je dis à tout hasard, aux âmes charitables qui ,sans attendre demain, iront prévenir ce charmant monsieur de mes écrits, qu'elles lui disent bien comment je m'appelle.ça ira plus vite! parce que si
je le rencontre, il va vite comprendre ! Je le lui dirais en Français! que si jamais le Provençal lui écorchait ses oreilles ...
(j'allais écrire d'âne, mais je me suis retenue!)
Té! je vais mieux de vous avoir raconté ça!
Paurè Pastré!!!!Pauvres bergers! vous aussi , alors, il va vous falloir disparaitre?
Dieu nous garde! nous perdrions notre identité.... Le monde ne va pas bien, les enfants!
Bisous quand même!
Votre mémé.
Alors là, je suis d'accord à 100% avec ton coup de colère. Si les gens de la ville, dont je fais partie, n'aiment pas la campagne, qu'ils restent chez eux. Vous n'êtes pas allé les chercher tout de même. Nous, avec mon mari, pendant 10 ans, nous filions tous les Week-end en Aveyron, village superbe, plein de ses anciennes traditions. Nous allions dans un village minuscule ou des bergers passaient dans la rue avec leurs moutons et nous allions les voir passer, entourés par des chiens, comme des enfants regardent le père Noël. Quel émerveillement pour nous, la vue, l'odeur, le bruit des clochettes, un pur moment de plaisir. Puis, lorsqu'on nous a "intégré" (à force de nous voir, les gens nous laissaient entrer dans la bergerie et nous assistions à la traite du lait destiné en grande partie à la fabrication du roquefort. Parfois nous donnions un coup de main. Quel plaisir de voir ces lapins magnifiques, des poules, pigeons et autres. J'aurais aimé naitre à la campagne, j'adore la façon de vivre des paysans, j'y ressents un bien-être incomparable, c'est du pur bonheur. Par contre un jour nous sommes allés à Saint-Tropez accompagner un couple d'amis, nous avons traversé la ville, débarqué nos amis, bu une menthe (je me souviens encore du prix) et 1/2 h après nous repartions chez nous, écoeurés de ces gens pleins de frics, de ces voitures, de ces bateaux richissimes, des toilettes des dames, etc... Vive la campagne et les traditions qui s'y rattachent. Bisous. Danielle
il aurait fallu qu'il tombe sur pierrot fournier cet espece de taré qui fait balayer devant sa porte ....il le prenait ou je me pense le balai!!!surtout que cet espece d'espoufestre doit faire partie de ceux qui croient que les merdes de chien s'est propre vu qu'ils dorment avec!!!et qui donc fait pisser son chien devant chez les voisins....je serais le pastre j'irais lui vider une remorque de fumier devant la porte ....comme ça il sort plus!
bonsoir ma mémé d'amour !! j'étais où ? NON NON !!pas partie avec les 500euros faire la bringue .Tout simplement j'ai été très occupée ces jours -ci dans des tâches diverses ,et puis lasse le soir ,je ne pouvais pas trop veiller .MAIS JE NE VOUS OUBLIE pas toutes autant que vousêtes .<br />
Et pour en revenir à tes moutons , je dis que c'est une honte d'accorder autant d'importance à des faits de ce genre .Mais j'imagine que le râleur se prend pour le centre du monde et peut-être même que c'est quelqu'un d'important et qui a le bras long alors on est prêt à ramper devant !! Mais quel monde , nos ancêtres comme tu dis doivent se retourner dans leurs tombes .Mais çà n'est pas prêt de changer puisque lamère des c...s est tous les jours enceinte .BISOUS . PICOU
Comme je te comprends!<br />
J'ai des poules, des canards et maintenant des chèvres,les gens trouvent que çà ne sent pas bon, qu'ils aillent respirer les gaz des voitures dans leur ville et qu'ils nous laissent en paix dans nos campagnes!<br />
Ils veulent vivre comme en ville, qu'ils y restent!!<br />
Bisous d'une en colère comme toi ....
Coucou ma ty mémé. Tiens, je viens de voir passer Ginette Glandue ! Comme les mouches.... elle débarque, comme un pet, à l'improviste, dès que ça sent la campagne !!! Au fait ? y'a t'il des mouches en Guadeloupe ? That is the question ? C'est bizarre, cette semaine j'ai retapé une bergère... un fauteuil, pas la femme du berger ! Je n'ai pas remarqué d'odeur particulière ; ça sentait plutôt bon le crin végétal ! Personne n'a porté plainte ; elle était belle la bergère !. Biz Bigornette
Je rejoind tous les dire des "coms" outrée de voir ça , alors que voir un troupeau de moutons traverser le village est si beau , entendre les petits agneaux béler est si doux à entendre !! Maintenant c'est comme ça "de moins en moins on ne verra de passage de moutons et de plus en plus on entendra parler un accent qui vient de je ne sais où" Même notre mistral ne souffle plus de la même façon. lui aussi ne se sent peut-être plus chez lui !! Moi , je suis pour accueillir tout le monde ; mais surtout qu'ils nous piétinent pas nos traditions. Bises.
coucou mémé<br />
c'est bien triste tout ca . les gens des villes ne supportent rien de la campagne . avant de s'y installer ils devraient mieux se renseigner sur leur nouvelle vie . <br />
mais le pire , c'est encore le maire . a moins que , lui aussi soit de la ville ....<br />
je me souviens d'un temps , dans ma campagne , ou les villageois attendaient impatiement que des vaches ou brebis passent dans les ruelles du village , pour aller vite , ramasser avec un seau et une pelle , leurs crotins pour les fleurs et le potager . c'était l'engrais naturel ca !<br />
mais les gens des villes préfèrent aller acheter l'engrais en sachet . ils n'ont hélas rien compris les pauvres ...<br />
bisous mémé . et bonne soirée de dimanche .
Hou la la tu es en colère mais je suis d'accord avec toi. Nous aussi dans le Limousin les coq chante et les moutons traversent le village mais il n'y a pas de débordement de ce style. Moins de gens de la ville sans doute!!! Bon dimanche et gros bisous.
Bonjour Mounic. Il s'agit d'avoir un peu de patience mais je connais un berger qui, tous les matins, avant de traverser le village pour amener ses copains brouter, met des couches à ses deux mille moutons. C'est plus propre et ça leur tient chaud.<br />
Oui, tu as raison ma pauvre mémé, il vaut mieux en rire ! De tout coeur avec toi contre ces fadas aseptisés.<br />
Pierre.
Bonjour Mounic en colère, je rajouterais et vive les bergères, il faut de la féminisation dans tous les métiers et les travaux dits "manuels" ont de l'avenir. Il suffit qu'une équipe de génies trouvent à faire faire des crotouilles parfumées et colorées comme la lavande à vos chères brebis, après tout elles ne sont pas galeuses, elles n'ont pas la tremblante...<br />
Ah nos gouvernants, à tous les niveaux, sont d'une ignorance !!! et découvrent des choses du vécu quotidien comme des inconnues. C'est le résultat d'avoir fréquenté des écoles trop fermées sur la vie, la vraie, la tienne, la mienne, la nôtre.<br />
Je t'accompagne avec fierté dans ton combat. Je prends le bazouka de Bigornette contre le parigot, tête de veau...qui n'aime pas les défilés de moutons.<br />
Je t'embrasse fort (de la Guadeloupe)