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la vie d'une mémé de Provence...

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le temps d'avant (8)

LES NINAS DE JULIEN


 

 

Sur la place Pasteur, bien des choses

 ont changé au fil des années. Seule,

 faisant face au temps qui passe,

 la boucherie est restée ; la seule,

 la dernière, car il fût un temps où l’on en comptait

 quatre ou cinq…

Dans notre jeunesse, le boucher charcutier officiant

 en ces lieux se nommait

Julien Bouéry .

Il faisait honneur à son commerce,

 avec sa corpulence imposante et

 son grand tablier blanc ; en ces temps là

 il n’était pas rare que ce soit le patron

 lui-même qui tue le cochon ou le mouton

 qu’il vendait à ses clients. Il faisait des saucissons

 réputés dans le canton, et des caillettes qui

 embaumaient. Nous allions

 jouer dans sa ruelle juste pour renifler les effluves

 de la cuisson ! Et ce jus, que l’on tartinait sur les

 roustides de pain grillé, l’eau vous vient à la bouche

 rien que d’y penser… Derrière le comptoir, effacée

 et discrète

 derrière ses lunettes aux verres épais,

 il y avait son épouse,Madeleine, si aimable,

 qui nous enveloppait les côtelettes et les boudins

 dans un papier rose imprimé d’un cochon filant à

 toute vitesse où l’on pouvait lire,en guise de publicité,

 : « -où court-il si vite ?

 Il a rendez-vous chez Julien Bouéry » !

 nous les enfants, cela nous épatait, comme l’éternel

 « Nina » que notre boucher

 fumait à longueur de journée, en coupant

 notre viande ou en faisant  la traditionnelle

 partie de contrée à l’amical-bar…

 On s’interrogeait en regardant la cendre du cigare

 « tombera, tombera pas ? » Ouf, le beefsteak était

coupé et emballé… à l’abri ! Parfois, aujourd’hui,

 quand je vois les boucheries aseptisées

 qui ressemblent à des laboratoires,

je repense à l’ami Julien

 avec un brin de nostalgie pour cette époque

 où l’on ne parlait pas encore d’hygiène,

 de contrôles, de dates de péremption et de

 toutes ces choses qui rendent la viande

 sans risques…et sans goût !



gros bisous de votre mémé.


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M
coucou mémé et oui un vrai souvenir c'est boucherie ou il y avait de la sciure sur le sol, avec l'étal en bois, maintenant c'est trop aseptisé plus la même chaleur; gros bisous maminou
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S
Bonjour Mounic<br /> Que de souvenirs tu nous transmets!<br /> Et sur tout quelle ménoire tu as pour nous les conter.<br /> Bisous<br /> Françoise
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J
la mauvaise viande donne le cafard, surtout les jours de pluie<br /> par contre elle donne les vers , les jours d'été<br /> berk
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C
bonjour mounic, tu as raison, la folie aseptie des états unis nous rattrape, et on a de plus en plus de malades, plus de corps protégés contre les maladies , puisque tout est aseptisé ! que veut tu, ma belle, il reste les souvenirs! mais pour le cigare, ah je n'aurais pas apprécier, bisous dianou
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N
Super encore ton billet.Les boudins de Roger quel délice!!Le boucher de Jupi devait être un pirate avec son oeil en verre ;crochet etc!! Tu parles de bonne chose encore. A midi on est invité à manger avec mes deux soeurs 'c'est pas régime à midi. Bises
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A
Coucou Monique ça c'est ce que l'ont peu appeler des souvenirs qui touchent le papier et le cochon qui court c'est pas mal hiii!! Il est vrai que les commerces dans le passé avez un charme inouï que veux tu Monique les choses vont beaucoup trop vite hélas merci pour ce Flassans au passé. Pleins de bigs bissssssous André
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J
c'est vrai que tous les bouchers étaient bien portant, pas de fifi dans la profession. Des réservoirs à cholestérol voui !<br /> bon d'accord, c'est difficile de résister au jus de caillette, aux andouillettes, aux boudins<br /> punaise le votre était sélect, un Nina, et bé. Le notre c'était pas pareil, il chiquait, avait un oeil en verre qu'il essuyait sur le devant du tablier, et en plus il avait un crochet à la main gauche<br /> ah, j'oubliais le perroquet sur l'épaule<br /> <br /> pour la viande sans risque tu repasseras, c'est pas vieux la vache folle, et les farines animales sont toujours là<br /> et la remballe dans les supers marchés , qué !<br /> et les hormones et les poulets chlorés que le Barrack veut nous faire bouffer !<br /> <br /> peufff, sans risque, té vé, je préfère manger un bon foie de sanglier des collines<br /> <br /> le jupi qui s'ataraxe le coeur <br /> bisous
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M
coucou Mounic, mon petit monde est reparti, et la maison est bien vide, c'est vrai que maintenant le boucher nous parle de derrière une glace...quelquefois ici, bien qu'il n'ait pas le droit, il fait "racir" la viande rouge , et elle n'a vraiment pas le même goût...<br /> boudillou que de trous, je n'aimerai pas être à côté....j'ai peur du vide...<br /> bonne soirée et plein de gros gros bisous de nous trois Marie
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