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la vie d'une mémé de Provence...

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le temps d'avant (4)

Nous parlions de la lessive....ci-dessous, Néné, une des dernières vraies bugadières du village, qui lave toujours, à l'ancienne, à la source St Michel....

Chez ma mémé, dans le grenier ( et pas chez nous, parce que chez nous il y avait la fénière,pour le foin  du cheval),il y avait un énorme morceau de bois, gros comme la moitié d'une poutre, planté dans un mur maître.
Sur ce bois, mémé déposait pendant l'hiver le linge blanc trop "lourd" comme les draps de toile de maison, les grosses chemises de nuit en lin, les nappes et les gros torchons.
Tout ce linge attendait là, sagement , qu'arrivent les beaux jours...Je suivais mémé au lavoir de la Rouquette, où elle allait faire la bugade....
Sur sa carriole à grosses roues, elle entassait la caisse en bois où elle s'agenouillait( les femmes de mon village n'étaient pas gâtées! partout dans les environs se trouvent des lavoirs où on est droites! ici, tout le monde à genoux!)puis la gouarbe du linge, la brosse, le battoir, la pièce de savon.
Dans un coin du lavoir, le feu était allumé sous le cuvier.Mémé faisait parfois la lessive à la cendre.
Quel travail...je ne vous dis pas!

(vous voyez, sous leur grand chapeau, à droite, les bugadières?ici le lavoir du "prado").
Nous , à la Rouquette, on étendait ce linge sur l'herbe du pré de Mr Pierre  pour que le soleil enlève les dernières taches...
Après, rincage à grande eau! Là, méfi à celle qui se mettait "au-dessus" dans le courant, et qui vous envoyait de l'eau savonneuse! ça bardait!
Et puis , on tordait le linge à deux, pour bien l'essorer, et on partait sur les aires de foulage du blé, situées en plein vent, où des fils de fer tenus par des piquets de cade servaient d'étendoirs!
Les sèche-linge n'étaient pas encore à la mode....
Et toutes les marques d'assouplissants du monde ne rivaliseront jamais avec la bonne odeur du linge de ma mémé.......................


Le lavoir(ici, celui de la source du Colombier) était un endroit où les hommes n'étaient pas admis! Il valait mieux pour eux les pauvres!
Les nouvelles du village,c'est là qu'on se les racontait.
Des vraies et des un peu moins ( on m'a dit...)des tristes et des croustillantes....Pas desoin de coups de batoir pour se taper dessus! la "feuille de baguier" (la langue) suffisait amplement.
Mais c'était mieux que les feuilletons de la télévision!
Qui n'existait pas encore, d'ailleurs...tout au moins au village!
Quand je dis à mes enfants que je n'ai jamais eu, dans les premières années de mon mariage avec pépé, de machine à laver (on était fauchés! et ça continue!!!)
ils ne me croient pas! Je me suis mariée en 1966, Manu est né en 1969, et du mois de mars à la fin mai, il est resté emmailloté...Il ne risquait pas de se geler!
C'est à dire que chaque jour, j'avais une montagne de pointes, de moletons, de couches (non jetables à l'époque!)plus notre linge (pépé était mécano, ce qui veut dire camboui...) et je lavais tout au lavoir....
Et je n'avais pas mal au dos!ni mal ailleurs....
Maintenant, j'ai mal partout! Et si je jetais ma machine à laver?
Qu'en pensez vous?
Allez vaï! je rigole!
Gros bisous
de votre mémé.
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J
Bonjour à toi Mémé Monic!<br /> C'est par Nadine de Trans que je viens visiter ton joli blog!<br /> Je suis une voisine et ceque tu racontes me parle beaucoup; bien évidemment....<br /> J'ai reconnu Gisou,une amie de ma nièce Claudette,partie dans l'Isère<br /> Je reviendrai chez toi, sois en sûre!<br /> Bisous du dimanche soir.
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N
Nous l'été avec J-L , on va laver les couettes à la source St-Michel "je ne veux pas les emmener à la laverie".A la sortie de l'eau elles pèsent une tonne ,c'est là que J-L intervient. J'arrive de la pastorale. Bises
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M
Ha j'allais oublier, je voulais te dire qu'il me semble revenir 2 ans en arrière quand nous avons fait connaissance par l'intermédiaire de quelques messages virtuels sur le site que je ne nommerais pas !! Merci pour tout, les images de mon village (que j'adore) et ton amitié. Je te fais d'énormes bisous ! Marylou
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M
Coucou ma mémé la plus belle, tu vois je t'ais retrouvée !! J'espère que tu vas bien, ma parole tu es de partout !!??<br /> Gros bisous ma Mounic au plaisir de te lire !<br /> Marylou
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C
Bonjour ma belle , les lavandières je les ai vues au Portugal au bord du Douro laver le linge a grands coups de battes , et quand j'arrivais dans la belle famille en 1977 , le linge m'attendais dans la cuve , après je pouvais prendre mes vacances il me restais deux semaines, pour toi une tranche de vie, pour moi un calvaire , mais j'avais 27 ans et pas de douleurs de dos , pas un bon souvenir pour moi ! Merci pour cette tranche de vie que tu nous ouvre chaque jour, je suis le feuilleton avec avidité, mais cois moi, écrit tout ça noir su blanc et fais en un livre familial avec les photos et cartes de ce temps là !gros bisous dianou
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J
langue de baguier ! je ne connaissais pas<br /> ici on avait même pas de sous pour le savon, alors on changeait le linge par du neuf toute les semaines<br /> pour les plus pauvres, ils envoyaient leur linge par chronopost aux lavandière de Flassans
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T
Bonsoir Mounic , c'était hier tout ça .Moi j'étais plus jeune et je jouais dans l'herbe pendant que ma tante et ma mère faisait le rinçage à genoux dans les bassins appartenet au château dont j'ai mis la photo récemment ...Gros bisous de la Strompfette nostalgique .
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M
eh oui ça bien changé et sur qu'on avait pas besoin de soupline !le linge était sécher sur l'herbe !!bonne soirée Mounic gros bisous marine
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