Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Mémé Mounic
  • Le blog de Mémé Mounic
  • : la vie d'une mémé de Provence...
  • Contact

Recherche

13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 16:31

Juste pour vous montrer un pissadou!
Bon, il est vieux et hors d'usage, le pauvre....
Mais c'est pour les jeunes, qui ne savent pas!
Et Jupi, ma Biche, qui croit que l'on n'en trouve plus!
Bisous de votre mémé................

Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 21:02
Suite à mon billet sur les lavoirs et les "bugadières", ma copine Denise , qui habite Vidauban, m'écrit:
-Et les pissadous? Tu ne parles pas des pissadous!"
Bon, vu que ça a l'air de lui faire plaisir, je vais vous raconter. Je dois tout de même vous avertir , que sans tomber dans la scatologie, certains passages de mon récit peuvent nécessiter que vous vous pinciez fortement le nez...à cause de l'odeur!!!
Donc, quand j'étais enfant, il n'y avait pas de salle de bains chez nous...ni de WC.....
Ce qui était plus emm..dant, vous me rendrez cette justice.....
Mon père, lui, c'était pas compliqué! Il partait aux champs, et il se débrouillait.Mais ma maman, mon frère et moi, c'était pas bien la même histoire!
J'entends des mauvaises langues dire: "elle montrait déjà ses fesses partout"!!!!
Que néni!Nous avions un très joli seau hygiénique, mais oui, en galva et en  porcelaine,re-mais oui, ce qui prouve aux pestes qui pensent mal, que déjà, j'avais les fesses délicates! et TOC!
Bon, comme vous pensez bien , vous mes ami(e)s, le seau, que nous appelions "délicatement" le pissadou, se remplissait................
Et bien sûr, il fallait le vider....Alors le soir, entre chien et loup, quand les rues se faisaient un peu plus sombres, zou! les gens des Boyers partaient vider à la Rouquette,au ruisseau, et après on rinçait avec l'escoubette...ceux du Colombier, à la rivière, ceux du village, à la descente du Prado etc...etc...
Partout où se trouvait l'eau claire d'un ruisseau,
c'était le défilé (odorant) des mannequins!


Dans le village voisin, à Besse, où l'eau coulait par les rues dans de larges ruisseaux, les gens vidaient carrèment leurs seaux devant leur porte.....
Les voisins, assis devant la leur pour prendre le frais,après souper,voyaient passer colombins et colombines, tout en profitant de l'odeur!Ils riaient!
"é bè! avès pas manja qué dé salado!"

Nous avions une voisine, qui venait tout l'été en vacances au village; le reste de l'année, elle habitait
St Tropez, mais l'été,le "monde" la génait....
Elle "s'en croyait" un peu, comme on dit ici (entendez elle se prenait presque pour la moustardière du pape).
Un soir, elle sort vider son seau, et pour nous montrer qu'elle venait de la ville, arbore fièrement un pissadou jaune de plastique transparent...qui justement..transparait!!!!Quelle vision!

Et toute la rue de s'estrasser de rire!Elle avait été vexée! je me rappelle ça comme si c'était hier!
*************************************************************
Pour revenir au village de Besse, nos voisins ont été plus modernes que nous assez vite!
Il faut dire que les rues étaient certainement trop parfumées!

Ils avaient donc attelé à une mule, un espèce de gros cylindre (genre cuve de métal) en forme de ....suppositoire roulant, (normal, me direz vous! ) et le bel attelage passait par les rues.
Les ménagères devaient viser juste, pour ne pas manquer "la bonde", au risque de s'éclabousser...
Pour mener cet attelage, le maire de l'époque avait embauché un homme assez bourru, et très capricieux, à l'image de sa mûle....
Un jour que le Préfet venait aux champs, pour visiter ses administrés, le maire , inquiet, dit au "chauffeur" du torpilleur: "Et siouplait, qué? ne va pas passer par les rues ! Tu feras ta tournée demain"................
Pauvre de nous!Juste pour faire à sa tête, à l'heure dite où le représentant de l'état arrive, voilà notre phénomène qui se plante au milieu de la place de la mairie, bouchant le passage des voitures officielles!
Le maire , le rouge de la honte au front, se confond en excuses.....Le Préfet, fine mouche,s'avance vers le "torpilleur" et le regard souriant derrière ses lunettes cerclées d'or dit en Provençal:
" Bonjour, moun bravé! avès lis papié d'aquéoù véhiculo?" (vous avez les papiers de ce véhicule)
Alors ,sans se démonter, mais otant tout de même son feutre crasseux,comme pour rendre hommage à la bienveillance de son supérieur, l'homme répond, en soulevant le couvercle de sa "toupine puante":
"vé, Moussu lou préfet, soun qui dedins, sé voulès li prendré!"( vé, ils sont là dedans les papiers ! si vous voulez les prendre!).
Et sur un clin d'oeil, il tape les rênes sur la croupe de sa mule, qui part porter ailleurs les effluves des pissadous  du village.
Les vieux de Besse se le racontaient, le soir ,à la veillée, et l'histoire est si belle, que voyez vous, elle est venue jusqu'à vous!
Comme quoi les odeurs de notre belle Provence, en ces temps anciens, ce n'étaient pas toujours celles du thym, ou de la lavande....
 A ben lèù! (à bientôt!)
Bisous de mémé
Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 18:55

Je vais vous parler aujour'hui de quelque chose qui a existé dans mon village jusqu'aux années 60.Depuis des lustres il était  d'usage de faire le charivari dans  les rues le jour du conseil de révision. Les garçons partaient pour Besse, chef-lieu du canton, distant de 4 kilomètres , le matin, et ressortaient "bons pour le service militaire". Ils faisaient les fiers, pour oublier la honte de s'être mis tout nu devant leurs camarades...A l'époque, on était pudiques!Aprés ça, ils allaient au bistrot et se rinçaient la glotte; les vapeurs de l'alcool aidant, ils devenaient les plus beaux, les plus costauds et partaient en braillant voir les demoiselles de petite vertu que l'on pouvait trouver dans des maisons dites closes à Cuers, Brignoles ou ailleurs...La nuit venue, le village retentissait de coups de clairons, et souvent le remue -ménage durait plusieurs jours.Les conscrits passaient par maison, pour embrasser les filles et se faire payer à boire.Après force libations , l'esprit devenant de plus en plus brumeux, ils faisaient toutes sortes de bêtises: monter des charrettes dans les platanes, porter les vases de fleurs que nous avions devant les portes sur le parvis de l'église, jeter des pétards dans les rues, allumer des "soufrettes" dans les tuyaux d'évacuation des éviers (l'odeur était insupportable et suffocante), taper aux portes la moitié de la nuit, peindre les ânes en "zèbre", etc...en un mot comme en cent, ils empêchaient les honnêtes gens de dormir...Il arrivait très souvent que les aînés, qui avaient passé l'âge de faire tout ce tapage, rejoignent le gros de la troupe pour faire bombance et boire à l'oeil!Souvenirs, souvenirs! Sur la photo, vous pouvez voir la camionnette Citroën C4 de mes parents, où était inscrit: vive la classe 58,avec à cheval sur le capot, notre maire , droit soufflant dans le clairon "Mond des parpaillons"mon cher Mon, qui vient de nous quitter, à gauche l'ami "guibole" et devant arborant fièrement sa cocarde, mon frangin; il ne savait pas que nous allions nous séparer pour 28 mois, temps de sa jeunesse qu'il donna à la France pour aller faire la guerre de l'autre côté de la mer, mais ceci est une autre histoire...que je vous conterai peut-être un autre jour! bisous !

Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 17:58
Nous parlions de la lessive....ci-dessous, Néné, une des dernières vraies bugadières du village, qui lave toujours, à l'ancienne, à la source St Michel....

Chez ma mémé, dans le grenier ( et pas chez nous, parce que chez nous il y avait la fénière,pour le foin  du cheval),il y avait un énorme morceau de bois, gros comme la moitié d'une poutre, planté dans un mur maître.
Sur ce bois, mémé déposait pendant l'hiver le linge blanc trop "lourd" comme les draps de toile de maison, les grosses chemises de nuit en lin, les nappes et les gros torchons.
Tout ce linge attendait là, sagement , qu'arrivent les beaux jours...Je suivais mémé au lavoir de la Rouquette, où elle allait faire la bugade....
Sur sa carriole à grosses roues, elle entassait la caisse en bois où elle s'agenouillait( les femmes de mon village n'étaient pas gâtées! partout dans les environs se trouvent des lavoirs où on est droites! ici, tout le monde à genoux!)puis la gouarbe du linge, la brosse, le battoir, la pièce de savon.
Dans un coin du lavoir, le feu était allumé sous le cuvier.Mémé faisait parfois la lessive à la cendre.
Quel travail...je ne vous dis pas!

(vous voyez, sous leur grand chapeau, à droite, les bugadières?ici le lavoir du "prado").
Nous , à la Rouquette, on étendait ce linge sur l'herbe du pré de Mr Pierre  pour que le soleil enlève les dernières taches...
Après, rincage à grande eau! Là, méfi à celle qui se mettait "au-dessus" dans le courant, et qui vous envoyait de l'eau savonneuse! ça bardait!
Et puis , on tordait le linge à deux, pour bien l'essorer, et on partait sur les aires de foulage du blé, situées en plein vent, où des fils de fer tenus par des piquets de cade servaient d'étendoirs!
Les sèche-linge n'étaient pas encore à la mode....
Et toutes les marques d'assouplissants du monde ne rivaliseront jamais avec la bonne odeur du linge de ma mémé.......................


Le lavoir(ici, celui de la source du Colombier) était un endroit où les hommes n'étaient pas admis! Il valait mieux pour eux les pauvres!
Les nouvelles du village,c'est là qu'on se les racontait.
Des vraies et des un peu moins ( on m'a dit...)des tristes et des croustillantes....Pas desoin de coups de batoir pour se taper dessus! la "feuille de baguier" (la langue) suffisait amplement.
Mais c'était mieux que les feuilletons de la télévision!
Qui n'existait pas encore, d'ailleurs...tout au moins au village!
Quand je dis à mes enfants que je n'ai jamais eu, dans les premières années de mon mariage avec pépé, de machine à laver (on était fauchés! et ça continue!!!)
ils ne me croient pas! Je me suis mariée en 1966, Manu est né en 1969, et du mois de mars à la fin mai, il est resté emmailloté...Il ne risquait pas de se geler!
C'est à dire que chaque jour, j'avais une montagne de pointes, de moletons, de couches (non jetables à l'époque!)plus notre linge (pépé était mécano, ce qui veut dire camboui...) et je lavais tout au lavoir....
Et je n'avais pas mal au dos!ni mal ailleurs....
Maintenant, j'ai mal partout! Et si je jetais ma machine à laver?
Qu'en pensez vous?
Allez vaï! je rigole!
Gros bisous
de votre mémé.
Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 21:58
Désolée! ce soir , je fais la nounou! alors , je suis trop occupée pour aller voir vos blogs ou même pour répondre à vos commentaires!
Merci de vos visites!
A dimanche, si ça va!
Gros bisous à tout le monde!

j'ai envie d'aller voir la mer......................
alors, je mets cette image! je crois que je suis en train de devenir gaga!
Bisous! mémé


Repost 0
Published by mounic
commenter cet article
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 16:15
J'avais donc , tout l'hiver, les pieds dans le four de la cuisinière...
Mon père, qui coupait le bois à la destraou (hâche)ou à la loube (scie à deux poignées) avec mon frère,le charriait ensuite sur la charrette  jusqu'à une vieille remise que l'on appelait "la baraque"....qui touchait pratiquement notre maison, et faisait face à celle de ma grand mère paternelle.
Ma mémé, qui était veuve, vivait seule.
Elle ne possédait pas d'autre moyen de chauffage que la cheminée basse de sa cuisine  .A côté de la pile (évier),son potager de carreaux rouges de Salernes,possédait des "creusets" en fonte, qu'elle remplissait de braises
où elle faisait mijoter des daubes et des civets qui embaumaient........

ça, c'est la cuisine de ma seconde grand mère, que l'on a essayé de garder en partie comme avant.....
*********************************************
Mon père coupait donc du bois pour les deux maisons.
La dernière coupe de bois que je lui vis faire, c'était l'année de ses 80 ans...
Il refusa l'aide de la tronçonneuse, comme il avait refusé les tracteurs agricoles....
Jusqu'au dernier jour où il exploita les vignes, il laboura son bien avec son cheval....

là c'est Bijou! comme il était brave.............
Nous avions aussi un cochon, qui , le pauvre, disparaissait chaque année dans nos assiettes.
Nous le nourrissions avec les épluchures, les eaux grasses , les glands que l'on ramassait sous les chênes.
Ma mémé faisait des caillettes, des boudins et des saucisses( qu'elle distribuait en partie aux voisines!).Mon père et ma mère salaient les jambons et les morceaux de ventresque et de lard.
Quand, parfois, il restait un bout de lard rance, mon père graissait ses gros souliers de campagne avec, pendant l'hiver...
Nous  élevions aussi des poules, des lapins, et même....des vers à soie!
Ma mémé avait trouvé ce moyen pour, disait-elle, mettre du beurre dans les épinards....
Dans sa grande maison, à l'étage, il y avait une chambre spécialement réservée à ces animaux voraces!
Quand je sortais de l'école, je partais avec mémé ramasser des feuilles de mûrier dans de grandes "sacourettes" (sacs cousus dans de vieux draps de lin)et nous distribuions ces feuillages qu'engloutissaient dans un bruit infernal les gros verts blancs rampants sur les canisses.
Après, le moment venu, ils grimpaient sur les branchages que mémé avait installé, et ils s'entouraient de leur cocon.Ouf!
Plus de corvée de feuilles....Puis, il fallait décoconner , mais ce n'était plus mon problème (!)je crois que je commence à décoconner juste maintenant!!!
Il y  avait du pain sur la planche!Monter la pâté aux lapins, le grain aux poules,gouverner le cheval, le cochon, et tutti quanti!
Sans compter le travail aux champs, le ménage et les lessives, à la main, bien sûr dans l'eau claire du lavoir...Mais ceci est une autre histoire.......
A demain!
Bisous de mémé
Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:24

Le temps d’avant…suite.

Je vous disais donc que la lumière n’était arrivée que bien plus tard dans nos campagnes…

Et quand j’étais petite, il y avait encore des pièces « sournes »( obscures )dans ma maison. La pièce des tourterelles (où mon frère élevait des grives et autres oiseaux…) la petite cave, sorte de réduit aménagé dans une ancienne cuve à vin ,où l’on conservait les jambons crus, le lard,, la ventresque, et autres salaisons  que ma mémé faisait avec nos cochons, et bien sûr le grenier, où l’on  montait le foin pour le cheval..

Dans ces pièces là , on s’éclairait avec une lampe à pétrole, sauf au grenier, où l’on n’allait que de jour.

Souventes fois, ma mère tremblait ; par exemple quand j’aidais mon père à sertir les cartouches pour la chasse.


Nous  les  faisions sur une table, à la chambre des tourterelles, et la poudre à fusil jouxtait la lampe à pétrole !


Nous étions très attentifs…je tournais la manivelle de la sertisseuse avec d’infinies précautions.

La maison n’était pas chauffée. Au rez de chaussée, le cheval dans l’étable, tenait compagnie au chien, et au furet. Cet animal, que je n’aimais pas beaucoup, mon père l’utilisait pour « débusquer » les lapins de garenne dans les clapiers .On le gardait dans une cage car il avait des dents très acérées qui laissaient de mauvais souvenirs !

Au premier étage se trouvaient la cuisine, la grande salle à manger, et une chambre de « réserve ».A l’entre deux, la petite cave, creusée dans le rocher.

Seule la cuisine , avec sa cuisinière à bois, avait une température agréable en hiver ..La salle à manger possédait une cheminée à « crémaillère » que ma mère allumait pendant les fêtes.Le reste du temps c’était un « géladou »où l’on n’entrait que rarement !

On restait à la cuisine. Mon père , qui toute sa vie s’est levé à quatre heures du matin pour donner au cheval (le cheval devait manger et digérer avant d’être attelé à 6h pour partir à la campagne)allumait la cuisinière et mettait le café en train….le premier ! car ma mère avait en permanence la cafetière au chaud ; elle en buvait 6 à 8 tasses par jour…

Dans cette cuisine, on se lavait aussi…Pas de salle d’eau.Une vieille mais néanmoins imposante bassine de zinc faisait office de « baignoire » et l’eau chauffait sur la cuisinière. Nous n’avions pas de gaz non plus !

On me lavait la première.J’étais petite, il ne fallait pas beaucoup d’eau ( !)puis ma mère se lavait à son tour.Les hommes venaient après.Mon frère, puis mon père, qui,plus souvent qu’à son tour se lavait à l’eau froide !!!

L’été , on se lavait à la rivière….Hé oui !C’était comme ça !

Dans les chambres pas de chauffage.Ma mémé m’avait donné une jolie « brique » de faïence, qui chauffait dans le four, et le soir, avant de souper, vite je la montais dans mon lit, bien chaude, au milieu des draps de toile de maison qui semblaient mouillés,tellement ils étaient froids…On avait de gros édredons de plumes, que mémé avait fabriqué avec le duvet des canards….

On était habitués comme ça !

Que de livres j’ai dévoré, assise sur ma chaise, les pieds « dans le four » de la cuisinière, au grand dam de ma mère qui avait peur que j’attrape des engelures !

(la suite arrive !!!!!!!!!!!!!!!!!)

Bisous de votre mémé

Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:32
Bonsoir tout le monde!
Savez-vous ce qu'est cet objet tout rouillé?

C'est une chaufferette..............
Elle m'a été donnée par ma tante, qui la tenait de mon arrière grand mère.....
Dans les "temps d'avant", disons vers 1900,1920, il n'y avait pas de lumière dans les villages comme le mien.
Donc, pas de télévision....Les gens , les soirs d'hiver , se réunissaient une fois chez un, une fois chez l'autre.
Et les dames, pour se tenir chaud en route, et pour appuyer leurs pieds glacés en arrivant chez l'hôte, mettaient des braises dans leur chaufferette...

Autour de la cheminée, qui vous brûlait la face et vous gelait les fesses...on parlait.
On se racontait des histoires, les dames tricotaient, ou reprisaient des chaussettes avec la boule de buis.Les enfants écoutaient,en nettoyant des noix ou des amandes et les hommes fumaient la pipe.
Parfois on partageait les  châtaignes , rôties à la braise, on appelait ça faire la veillée....
C'était le pendant hivernal de "prendre le frais " en été......
              **********
Vous ne savez peut être pas, non plus, qu'en 1889, lors de l'exposition universelle de Paris,le maire du village de Carcès ,dans le Var,Louis Revertegat,émerveillé par la fée lumière, se dit "ceci est l'avenir"! De retour au village, grâce aux turbines montées sur le barrage, nos voisins, suivis dans la même année par Cotignac,qui compte de belles chutes d'eau,devinrent les premiers "électrifiés" de France, juste derrière Paris et Lyon!!!en 1891.............
Chez nous "lou lumé" qui remplaça les lampes à pétrole fumantes , et qui éclairait chichement à la lueur de faibles ampoules n'arriva que bien plus tard...............

à suivre ( si vous voulez!)
Bisous de mémé
Repost 0
Published by mounic - dans souvenirs
commenter cet article
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 19:35
Voilà la suite du loto et les dernières photos!
Je vous présente, le président et une partie de ses troupes:

puis, un monsieur très surpris par le flash.....

dans les premiers installés!Avec le manteau! la salle est encore "froide"!!!

allo! connaissez- vous les bons numéros?

mon frangin et son épouse! Ils n'ont pas gagné... tant pis!!!

Les mamies, venues avec fille et belle-fille, ont affronté la froidure! A samedi prochain, Mesdames!


le président des anciens combattants , son épouse, Monique, avec Syl et Claudine.

Une belle équipe de frangines, qui entourent le seul homme de la bande! Elles ont remporté de jolis lots.
A tous et toutes un grand merci!
Pour cette belle soirée, qui sera reconduite samedi soir!
Gros bisous!
mémé
Repost 0
Published by mounic - dans loisirs
commenter cet article
4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 20:57

Plus de deux cents personnes ont bravé la froidure pour venir soutenir l'association des "vieux crampons" les vétérans de l'équipe de football,lors de son premier loto.
Avec le Président Jean-Claude Comba, nous avons fait "l'animation"!!!A chaque numéro, comme dans les lotos de "l'ancien temps", 83 ...le Var! 22...les poulets!69...tempête sous les draps....le 11...les jambes de Mounic...etc...les gens se marrent et la soirée se passe dans les rires et l'amitié.

la salle se remplit! il est 21 heures.

contente la dame! à la première quine, elle gagne un saucisson de 3 kgs!!!

on joue en famille! à gauche ma cop'Nono, et Robert, son frère "ma classe", avec son épouse Anita, à droite.Ils n'ont pas gagné!

à la buvette, l'équipe fidèle de Mme" Nonor" et ses filles,toujours souriantes
,plus un charmant jeune homme, nous ont offert café, boissons et bons gâteaux!
ici, on a gagné trois fois! le sourire est de mise!Merci, voisins et amis de Cabasse!
Samedi prochain , on recommence!Avec encore, à la clef,et au carton plein, un voyage pour 2 personnes en Espagne...
Alors, re-belote!!! (même si ça ne se dit pas pour le loto!)
Gros bisous!
mémé
Repost 0
Published by mounic - dans loisirs
commenter cet article