Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 18:44

Quand j'étais enfant,il était d'usage, quand on voyait une personne habillée, comment dirais-je? de façon "originale", de dire "qué carnava"! ou alors "carnava si proumèno" ou parfois "coumo es enmascado"?
Ce qui se traduit par quel carnaval, carnaval se promène, ou comment est elle  (en)masquée?....
Maintenant que je suis vieille, je vois que les "canons" de la mode ne sont plus si stricts!
Les garçons ont le slip qui sort des brailles....
Et souvent le "cul" du pantalon est sous leurs genoux! ce doit être très pratique, les jours d'épidémie de gastro!
Les filles portent le même genre de vêtement ou tout son contraire! des "slims" si étroits que ça leur fait des  pattes de mouche ou d'araignée..........
Mais je m'égare!
Je voulais vous parler du carnaval!Je ne trouve rien de mieux que d'extraire du blog de GARIBONDY, que je vous invite fortement à aller voir, ces quelques passages:
Tout d'abord, toute la symbolique du carnaval d'autrefois c'est perdue. Comme beaucoup de fêtes, l'origine païenne du Carnaval ne fait aucun doute. C'est la fête de la fin de l'hiver et de ses rigueurs, c'est la joie de voir bientôt revenir les beaux jours et la vie qui renaît avec. La "mort" de l'hiver est représentée par un personnage fait de paille et habillé de chiffons : le Caramentran (Carême entrant).

 
Dans sa forme, le Carnaval n'est plus du tout non plus ce qu'il était autrefois. Si aujourd'hui il rime avec défilés d'enfants , il était surtout à l'origine le défouloir des jeunes hommes. Les costumes se limitaient à de vieux oripeaux (hauts de formes, vieilles redingotes, vêtements de femmes). Les visages étaient barbouillés de charbon afin de ne pas être reconnus.

img276.jpg

 

Le défilé, véritable défouloir, était l'occasion parfois de certains débordements : à Arles, un toupin de cendres était renversé dans les maisons, le mari soupsonné d'être cocu se voyait offrir l'aubade sous ses fenêtres, le boulanger était barbouillé de la suif de sa "panoucho", à Aureille (13), une "tardoule" (récipient contenant la lie visqueuse d'huile alimentant les lumignons) était additionnée de plumes et de cendre, le tout jetté dans les maisons, on bouchait les trous des éviers (qui donnaient directement sur les rues autrefois)...

 

 Le cortège paradait dans les rues transportant le "Caramentran" qui était accusé de tous les maux (une mauvaise récolte, un temps peu favorable aux cultures, la maladie, la disette)... ..

L'accusé avait droit à un procès avec avocat plaidant sa cause mais, le verdict était invariablement entendu d'avance : l'accusé était condamné ! Brûlé sur un bucher le plus souvent, parfois noyé comme à Marseille.ou pendu, comme chez nous,à un platane!

(image de 1924)

à gauche Louis Durand, puis mon père avec les lunettes, Titin Mignonne

et André Icard)

Des chants d'adieu accompagnaient l'exécution du Caramantran :



"Anan brula lou paure Carnava, tu t'en vas e iéu m'entorne.

Adiéu paure Carnava" !...

 

Carnaval-de-Flassans-03-04-2011-016.jpg

photo-espagne-2022.jpg

 
Et voilà!Chez nous ce sera bientôt, et mon frangin ne sera pas le dernier sur la place! Moi je n'irais pas! je vais remporter tous les prix, sinon!.............

si vous passez dans le Sud, pensez au Carnaval de Nice!
gros bisous
mémé

Par mounic - Publié dans : mon village
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés